Le Gouverneur du Hainaut rassemble autour de la prévention contre le radicalisme islamique

Après le choc des événements tragiques des dernières semaines, à Paris ou à Verviers, après des menaces telles que celles qui ont retardé le festival Ramdam à Tournai, vient le temps de la réflexion. De la manière de s’organiser pour éviter autant que possible de nouveaux drames. C’est ce qu’a souhaité faire Tommy Leclecq qui, en tant que Gouverneur du Hainaut, est chargé du maintien de l’ordre sur le territoire hainuyer et entretient des contacts permanents avec les autorités administratives, policières et judiciaires.

« Si aucune menace avérée n’a encore plané sur le Hainaut, le radicalisme peut toucher tous les territoires : surtout les Villes et Communes aux sites potentiellement sensibles, tels que le SHAPE, l’Académie provinciale de Police de Jurbise ou plus largement tous les commissariats et casernes, mais aussi des villes qui organisent des manifestations de grande ampleur telles que Mons 2015, ou encore des Communes rurales accueillant des événements touristiques tels que des foires, des concerts,… Nous travaillerons donc sans crainte ni phobie, ni dans stigmatisation de l’une ou l’autre communauté, mais en appliquant le principe de précaution. Et en agissant dans un esprit de logique intégrée », explique Tommy Leclercq, Gouverneur du Hainaut.

Ce mardi 3 février, il a convié les différents acteurs concernés – bourgmestres, commissaires d’arrondissements, directeurs judiciaires de la police fédérale, etc. – à la première d’une série de séances de travail. Quelque 15 zones police sur 23 et plus de la moitié des Communes ont répondu présent. Deux Députés provinciaux, Serge Hustache et Fabienne Capot, ont aussi participé aux échanges. Les travaux ont consisté en un état des lieux du risque, puis en la reprécision des rôles des pouvoirs locaux, des polices locale et fédérale, et enfin des organes judiciaires.

Selon François Farcy, Directeur judiciaire de l’arrondissement judiciaires de Mons-Tournai, « Il y a, en Hainaut comme partout ailleurs, des personnes identifiées et surveillées par les forces de l’ordre, même si l’on est loin des situations de villes telles que Bruxelles ou Anvers. La difficulté de la lutte antiterroriste aujourd’hui réside surtout dans le fait que le profil du terroriste a beaucoup changé : auparavant, ils appartenaient à une structure, une organisation, alors que maintenant, il peut s’agir de personnes isolées recrutées sur le net ou par un prêcheur ». Face au secret de l’instruction durant les enquêtes, les bourgmestres ont exprimé le souhait d’avoir tout de même accès à une information sur les risques existant dans leur Commune, une information dépersonnalisée mais qui leur permettrait de mieux mesurer les dangers potentiels encourus.

La prochaine réunion, prévue d’ici 6 à 8 semaines, devrait aboutir à des schémas plus opérationnels de pratiques d’intervention. Le Gouverneur ambitionne d’associer à la démarche le monde des associations et des enseignants, notamment grâce à la collaboration des Autorités provinciales et de leurs secteurs Enseignement/Formation et Culture/Tourisme.

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